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Charles Ray, hors normes

A Paris, le Centre Pompidou et la Collection Pinault consacrent deux expositions au sculpteur américain. Elles se complètent et valent le détour

Vue de l’exposition Charles Ray à la Bourse de commerce – Collection Pinault. Ici Oh! Charley, Charley, Charley… (1992). © Rubell Collection/Aurélien Mole
Vue de l’exposition Charles Ray à la Bourse de commerce – Collection Pinault. Ici Oh! Charley, Charley, Charley… (1992). © Rubell Collection/Aurélien Mole

Ghania Adamo

Publié le 21.05.2022

Temps de lecture estimé : 3 minutes

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Beaux-arts » Paris regorge de statues équestres représentant des personnalités célèbres, installées sur un piédestal, dans une posture de force, glorieusement harnachées: Jeanne d’Arc, Louis XIV, Henri IV… On les salue! Mais il en est une inconnue au bataillon, dédiée à un cavalier qui semble battre en retraite. Il monte un cheval à l’arrêt, cloué au sol par une nonchalance qu’encourage la main molle, sans rênes, de l’écuyer indolent qui fixe un horizon incertain. Cet antihéros occupe pourtant une place de héros au centre d’une esplanade parisienne qui donne accès à la Bourse de commerce, dans le quartier des Halles. Des touristes s’arrêtent pour prendre des photos. Savent-ils seulement qui est ce chevalier?

Il s’appelle Charles Ray, né à Chicago il y a 69 ans. Ses faits d’armes? La sculpture, de préférence monumentale, comique et dramatique, érotique et empreinte de sainteté, piquant à la statuaire gréco-romaine sa mythologie (avec la finesse du trait en moins), à l’art chr

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