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Continuer le théâtre après le collège

Les Troyennes d’après Euripide, jouée par Brosse Adam (2021). © Florine Neuenschwander
Les Troyennes d’après Euripide, jouée par Brosse Adam (2021). © Florine Neuenschwander
Publié le 02.05.2022

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Coup de cœur » Brosse Adam est une compagnie amatrice bulloise de théâtre. Constituée de jeunes gens de 20 à 28 ans, elle a pour volonté de présenter des projets riches et variés.

Brosse Adam a été fondée en 2017 par deux amis issus de la compagnie gymnasiale les Longues Fourchettes, Alexandre Raemy et Bryan Oberson, autour d’un projet, celui de mettre en scène Huis clos de Sartre. «L’idée était de continuer le théâtre après le collège, sans risquer de prendre des rôles aux plus jeunes collégiens ainsi que d’offrir des expériences conséquentes à des personnes qui voulaient faire du théâtre professionnellement», affirme Alexandre Raemy, président actuel de Brosse Adam. Le projet s’est donc construit progressivement aux aléas de l’expérience d’amateurs comme un work in progress.

Concernant le processus de création, «le principe de démocratisation est au centre», précise Estelle Terry, comédienne de la compagnie. Chacun est libre de proposer son projet, ce qui permet un tour de rôle des différents postes liés à la création d’une pièce, de son écriture à sa première représentation. Ainsi, plusieurs projets peuvent être donc joués dans la même année, gravitant autour du projet principal.

Un des autres principes moteurs de Brosse Adam est la variété des pièces proposées: de la tragédie antique à la comédie-ballet, en passant par le drame surréaliste. En effet, «nous ne voulons pas nous cataloguer dans un genre de pièces précis pour essayer de susciter le moins d’attentes possibles chez le public», dit Alexandre. Estelle ajoute que cette variété permet aux spectateurs de la compagnie de sortir de leur zone de confort et de voir des pièces qu’ils n’iraient pas spontanément voir. En outre, le projet de création par divers metteurs en scène permet une transmission de valeurs et d’idées relatives à la sensibilité de chacun.

Pour finir, selon Estelle, le modèle de l’amatorat, bien que difficile au niveau de la planification, permet d’apprendre certaines valeurs du vivre en collectivité: «Le partage de la créativité, l’investissement personnel, les rencontres, mais aussi les compromis et la communication qui peut être parfois compliquée», confie-t-elle. Ne manquez pas Les Mamelles de Tirésias, le 28 mai, jouée à l’occasion des Rencontres théâtrales de Bulle et le Cabaret Molière d’après Molière, les 27 et 30 octobre. Kilian Richard

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