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Poutine salue la prise de Marioupol mais "annule" l'assaut final

Les autorités de Marioupol ont assuré mardi que de nombreux civils, la plupart des femmes, des enfants et des personnes âgées, se trouvent dans les abris souterrains du complexe métallurgique d'Azovstal. © KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov
Les autorités de Marioupol ont assuré mardi que de nombreux civils, la plupart des femmes, des enfants et des personnes âgées, se trouvent dans les abris souterrains du complexe métallurgique d'Azovstal. © KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov
Les frappes se sont poursuivies mardi. © KEYSTONE/AP/Felipe Dana
Les frappes se sont poursuivies mardi. © KEYSTONE/AP/Felipe Dana
Les Etats-Unis ont annoncé l'envoi d'avions de chasse pour renforcer l'aviation ukrainienne, alors que l'armée russe concentre ses efforts à l'est du pays, notamment pour s'emparer de Marioupol. © KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov
Les Etats-Unis ont annoncé l'envoi d'avions de chasse pour renforcer l'aviation ukrainienne, alors que l'armée russe concentre ses efforts à l'est du pays, notamment pour s'emparer de Marioupol. © KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov
Les Etats-Unis ont annoncé l'envoi d'avions de chasse pour renforcer l'aviation ukrainienne, alors que l'armée russe concentre ses efforts à l'est du pays, notamment pour s'emparer de Marioupol. © KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov
Les Etats-Unis ont annoncé l'envoi d'avions de chasse pour renforcer l'aviation ukrainienne, alors que l'armée russe concentre ses efforts à l'est du pays, notamment pour s'emparer de Marioupol. © KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov
Selon le ministère ukrainien de la Défense, l'armée russe "poursuit ses tentatives d'assaut près de l'aciérie Azovstal", à Marioupol. © KEYSTONE/EPA/MARIUPOL CITY COUNCIL HANDOUT
Selon le ministère ukrainien de la Défense, l'armée russe "poursuit ses tentatives d'assaut près de l'aciérie Azovstal", à Marioupol. © KEYSTONE/EPA/MARIUPOL CITY COUNCIL HANDOUT
Le président du Conseil européen Charles Michel a rencontré le président Volodymyr Zelensky à Kiev mercredi. © Keystone/AP/EFREM LUKATSKY
Le président du Conseil européen Charles Michel a rencontré le président Volodymyr Zelensky à Kiev mercredi. © Keystone/AP/EFREM LUKATSKY
Charles Michel est parti à la rencontre de la population de Borodianka près de Kiev avant de retrouver le président ukrainien. © Keystone/AP European Council/DARIO PIGNATELLI
Charles Michel est parti à la rencontre de la population de Borodianka près de Kiev avant de retrouver le président ukrainien. © Keystone/AP European Council/DARIO PIGNATELLI
A Kiev où il a rencontré M. Zelensky mercredi, le président du Conseil européen Charles Michel a promis des sanctions sur les exportations russes de pétrole et de gaz. © KEYSTONE/EPA/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT HANDOUT
A Kiev où il a rencontré M. Zelensky mercredi, le président du Conseil européen Charles Michel a promis des sanctions sur les exportations russes de pétrole et de gaz. © KEYSTONE/EPA/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT HANDOUT
A Kiev où il a rencontré M. Zelensky mercredi, le président du Conseil européen Charles Michel a promis des sanctions sur les exportations russes de pétrole et de gaz. © KEYSTONE/EPA/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT HANDOUT
A Kiev où il a rencontré M. Zelensky mercredi, le président du Conseil européen Charles Michel a promis des sanctions sur les exportations russes de pétrole et de gaz. © KEYSTONE/EPA/PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT HANDOUT
Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en plus de quelque 2000 militaires ukrainiens, un millier de civils et des centaines de blessés se trouveraient sur le site industriel Azovstal à Marioupol. © KEYSTONE/EPA/MARIUPOL CITY COUNCIL HANDOUT
Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en plus de quelque 2000 militaires ukrainiens, un millier de civils et des centaines de blessés se trouveraient sur le site industriel Azovstal à Marioupol. © KEYSTONE/EPA/MARIUPOL CITY COUNCIL HANDOUT
Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en plus de quelque 2000 militaires ukrainiens, un millier de civils et des centaines de blessés se trouveraient sur le site industriel Azovstal à Marioupol. © KEYSTONE/EPA/MARIUPOL CITY COUNCIL HANDOUT
Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en plus de quelque 2000 militaires ukrainiens, un millier de civils et des centaines de blessés se trouveraient sur le site industriel Azovstal à Marioupol. © KEYSTONE/EPA/MARIUPOL CITY COUNCIL HANDOUT
Selon Kiev, un millier de civils et des centaines de blessés se trouveraient sur le site industriel Azovstal à Marioupol. Les autorités russes affirment qu'il resterait 2000 combattants ukrainiens sur le site. Elles n'ont pas évoqué la présence de civils. © KEYSTONE/AP/Sergei Grits
Selon Kiev, un millier de civils et des centaines de blessés se trouveraient sur le site industriel Azovstal à Marioupol. Les autorités russes affirment qu'il resterait 2000 combattants ukrainiens sur le site. Elles n'ont pas évoqué la présence de civils. © KEYSTONE/AP/Sergei Grits
Le président Zelensky annonce le début de l'offensive russe dans l'est de l'Ukraine (archives). © KEYSTONE/EPA/UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT
Le président Zelensky annonce le début de l'offensive russe dans l'est de l'Ukraine (archives). © KEYSTONE/EPA/UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT
Le président Zelensky annonce le début de l'offensive russe dans l'est de l'Ukraine (archives). © KEYSTONE/EPA/UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT
Le président Zelensky annonce le début de l'offensive russe dans l'est de l'Ukraine (archives). © KEYSTONE/EPA/UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE HANDOUT
Le ministère russe de la défense a appelé à la reddition de "tous les militaires ukrainiens" (image d'illustration). © KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov
Le ministère russe de la défense a appelé à la reddition de "tous les militaires ukrainiens" (image d'illustration). © KEYSTONE/AP/Alexei Alexandrov


Publié le 21.04.2022
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Vladimir Poutine a affirmé jeudi que les forces russes avaient "libéré" avec "succès" le port stratégique ukrainien de Marioupol. Le président russe a toutefois écarté l'idée de donner l'assaut sur les derniers combattants réfugiés dans une aciérie.

La chute définitive de Marioupol, grand port industriel sur la mer d'Azov devenu ville-martyre et champ de ruines après deux mois de pilonnage et de siège russes, marquerait une victoire importante pour Moscou, dont l'armée a accumulé les contre-performances depuis le début de son invasion de l'Ukraine le 24 février. Beaucoup pensaient initialement que Kiev tomberait entre ses mains en quelques jours.

Mais malgré un nouvel appel à la reddition de Vladimir Poutine jeudi, les derniers combattants ukrainiens, retranchés dans l'immense complexe métallurgique Azovstal, refusent de se rendre.

Relayant un appel d'un commandant adjoint du bataillon Azov, parmi les derniers à se battre, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a réclamé jeudi l'instauration d'"un couloir humanitaire d'urgence" avec des "garanties" de sécurité pour évacuer les civils encore "présents en grand nombre" dans l'aciérie, selon lui.

"Bloquez toute cette zone"

"Je considère que l'assaut proposé de la zone industrielle n'est pas approprié. J'ordonne de l'annuler", a déclaré M. Poutine lors d'une rencontre avec son ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, diffusée à la télévision russe.

"Il faut penser (...) à la vie et à la santé de nos soldats et de nos officiers, il ne faut pas pénétrer dans ces catacombes, et ramper sous terre", a affirmé le maître du Kremlin. "Bloquez toute cette zone de sorte que pas une mouche ne passe", a-t-il ajouté.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky affirmait mercredi qu'il y avait encore quelque "1000 civils, femmes et enfants" et des "centaines de blessés" dans l'aciérie. Jeudi, le maire de Marioupol a parlé de "300 à 1000 civils".

Selon le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou, il resterait 2000 combattants dans l'aciérie. Il n'a pas parlé de civils. Ces chiffres sont invérifiables de source indépendante.

Les autorités locales redoutent que plus de 20'000 personnes soient mortes à Marioupol, qui comptait près de 450'000 habitants avant la guerre, en raison des combats mais aussi de l'absence de nourriture, d'eau et d'électricité.

Départs au compte-gouttes

Alors que les évacuations de civils ont été, tout au long du siège, rares et périlleuses à organiser, la Première vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a indiqué jeudi que quatre bus de civils avaient pu quitter la ville pour Zaporijjia, à quelque 200 km au nord-ouest.

Trois bus sont arrivés dans l'après-midi à Zaporijjia, a constaté l'AFP. Mais les départs se font au compte-gouttes, a indiqué jeudi le maire de Marioupol, Vadim Boïtchenko. Et le trajet peut prendre plusieurs jours en raison des nombreux checkpoints à franchir dans cette région du sud-est de l'Ukraine où les combats continuent.

Dans le reste du Donbass et du sud du pays, les autorités ukrainiennes ont indiqué jeudi matin que les forces russes "poursuivent leurs tirs d'artillerie sur toute la ligne de front".

Le ministère russe de la Défense a lui affirmé avoir mené une série de frappes aériennes, notamment sur la zone de Mikolaïv, et visé à l'artillerie près de 60 "centres de commandement" ukrainiens, dans l'est et le sud du pays.

Traces de torture

Les forces russes se sont retirées de la région de Kiev fin mars. Mais à Borodianka, une des localités proches de la capitale qu'elles ont occupées en mars, les autorités locales ont affirmé jeudi avoir déterré neuf nouveaux corps de civils tués par les Russes.

"Ces personnes ont été tuées par les occupants (russes) et certaines des victimes présentent des signes de torture", a accusé le chef de la police de la région de Kiev, Andriï Nebytov.

Au total, "1020 corps de civils, uniquement des civils", ont été retrouvés par les autorités ukrainiennes et transportés dans des morgues pour examens, a indiqué jeudi à l'AFP la vice-Première ministre ukrainienne Olga Stefanichyna à l'AFP. Kiev dénonce avec les Occidentaux des "crimes de guerre" perpétrés par les Russes, une accusation formellement rejetée par la Russie.

ats, afp

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