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Parmelin: les non vaccinés n'auront pas la vie facile

Celui qui ne veut pas se faire vacciner sera contaminé par le Covid-19, a déclaré le président de la Confédération Guy Parmelin. © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Celui qui ne veut pas se faire vacciner sera contaminé par le Covid-19, a déclaré le président de la Confédération Guy Parmelin. © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Celui qui ne veut pas se faire vacciner sera contaminé par le Covid-19, a déclaré le président de la Confédération Guy Parmelin. © KEYSTONE/PETER KLAUNZER
Celui qui ne veut pas se faire vacciner sera contaminé par le Covid-19, a déclaré le président de la Confédération Guy Parmelin. © KEYSTONE/PETER KLAUNZER


Publié le 12.12.2021
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Les personnes non vaccinées doivent s'attendre à ce que leurs libertés soient réduites pour longtemps, selon le président de la Confédération Guy Parmelin. L'évolution de la pandémie pourrait nécessiter que la règle des 2G reste en vigueur dans le domaine des loisirs.

Le Conseil fédéral a mis en consultation vendredi de nouvelles mesures sanitaires. Une variante prévoit la généralisation de la règle dite des 2G, à savoir limiter aux seules personnes vaccinées ou guéries l'accès aux restaurants ainsi qu'aux espaces culturels, sportifs ou de loisirs.

Si la situation continue à se dégrader dans toute la Suisse, les autorités pourront agir immédiatement, indique M. Parmelin dans une interview à la SonntagsZeitung. Avec le variant Delta, la situation n'est actuellement pas encore telle qu'il faille introduire immédiatement des règles valables pour tous, ajoute-t-il en défendant la position du Conseil fédéral.

Questions ouvertes autour d'Omicron

Quant au variant Omicron, on en sait encore trop peu, rappelle le ministre. Certaines indications suggèrent qu'il est beaucoup plus contagieux, mais il n'y a pas encore suffisamment d'indices sur sa dangerosité, précise-t-il.

Le Vaudois a rappelé que le Conseil fédéral veut éviter autant que possible un confinement, même partiel. Il a réitéré l'importance de la vaccination pour sortir de la crise tout en assurant que la Suisse ne veut pas introduire d'obligation vaccinale.

Médecins et épidémiologistes s'attendent à ce qu'Omicron s'abatte sur la Suisse en janvier, juste au plus fort de l'onde delta. Ce qui risque de surcharger les hôpitaux. Il serait bon qu'on puisse obtenir l'immunité collective avec Omicron, sans avoir à supporter pour longtemps de nombreux malades gravement atteints et des morts.

Inquiétudes à l'OFSP

La forte charge pesant sur les hôpitaux préoccupe beaucoup Anne Lévy, la directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). "Ça ne se présente pas bien actuellement", a-t-elle déclaré dans une interview au "SonntagsBlick". Et voilà maintenant qu'arrive le nouveau variant Omikron. D'un point de vue épidémiologique, cela rend encore plus urgent le besoin de prendre des mesures rapidement.

Quand Omicron prendra le dessus, la Suisse devra être prête. "Nous prévoyons que le nouveau variant sera majoritaire au plus tard au début 2022. Compte tenu du nombre croissant de cas, la Suisse ne peut éviter d'introduire la règle dite des deux 2G partout.

Cette règle offre un peu plus de sécurité aux personnes vaccinées ou guéries car elles ne s'infectent plus si facilement. Et vu le nombre d'individus non vaccinés qui se sont retrouvés hospitalisés au cours des dernières semaines, la règle des 3G (2G étendue aux personnes testées négatives) n'est plus une option.

Interrogée sur le besoin d'un confinement, la directrice de l'OFSP ne peut s'avancer. Cela dépend de l'évolution des infections, répond-elle.

ats

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