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Le PLR vaudois lance Pascal Broulis pour le Conseil des Etats

Après une courte pause politique, l'ancien ministre des finances vaudois Pascal Broulis se lance dans un nouveau défi: décrocher un siège au Conseil des Etats à Berne. © Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Après une courte pause politique, l'ancien ministre des finances vaudois Pascal Broulis se lance dans un nouveau défi: décrocher un siège au Conseil des Etats à Berne. © Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Après une courte pause politique, l'ancien ministre des finances vaudois Pascal Broulis se lance dans un nouveau défi: décrocher un siège au Conseil des Etats à Berne. © Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Après une courte pause politique, l'ancien ministre des finances vaudois Pascal Broulis se lance dans un nouveau défi: décrocher un siège au Conseil des Etats à Berne. © Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Après une courte pause politique, l'ancien ministre vaudois des finances Pascal Broulis se lance un nouveau défi: décrocher un siège au Conseil des Etats à Berne. © Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Après une courte pause politique, l'ancien ministre vaudois des finances Pascal Broulis se lance un nouveau défi: décrocher un siège au Conseil des Etats à Berne. © Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT


Publié le 08.12.2022
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L'ancien conseiller d'Etat vaudois Pascal Broulis a été désigné jeudi soir à Savigny par le PLR vaudois comme son candidat au Conseil des Etats pour les élections fédérales de 2023. Les membres du congrès l'ont préféré à la conseillère nationale Jacqueline de Quattro.

Réunis sur les hauts nord-est de Lausanne, les 357 délégués libéraux-radicaux ont plébiscité sans grande surprise l'ex-grand argentier du Canton de Vaud par 213 voix contre 136 pour son ancienne collègue du gouvernement. Un seul tour de scrutin aura suffi pour les départager.

"Je n'ai qu'une ambition, c'est de garder le siège PLR au Conseil des Etats. J'y crois (...) J'y mettrai toute mon énergie et ma motivation pour gagner", a déclaré Pascal Broulis devant le congrès, vantant son slogan "investir pour l'avenir". Son engagement dans ce nouveau défi "n'est donc pas un simple prolongement routinier" de ses années passées au gouvernement cantonal, a-t-il aussi affirmé.

"Bravo Pascal!"

Avant lui, Jacqueline de Quattro avait déclaré vouloir à Berne "un Canton de Vaud fier, fort, prospère, innovant, tourné vers l'avenir, durable, sûr et solidaire". Son discours a été ponctué de passages en allemand et en italien pour souligner sa maîtrise des langues fédérales.

Après l'annonce du résultat, la perdante a joué la carte du fair-play et du rassemblement. "Vous avez désigné votre champion. Bravo Pascal!", a-t-elle lancé à l'assemblée. "C'est le moment de s'unir et d'être une seule famille", a dit celle qui siège à Berne dans la Chambre du peuple depuis décembre 2019.

M. Broulis s'est, lui, dit heureux de ce "cadeau avant Noël". Il a aussi plaidé pour le rassemblement et l'unité pour la campagne électorale qui se profile.

Alliance de droite

Les délégués décideront ultérieurement la stratégie exacte d'un ticket commun de l'Alliance vaudoise (PLR, UDC, Centre). Les discussions en cours entre les directions des partis vont a priori dans le sens d'un duo PLR-UDC, selon leurs responsables. L'UDC désignera son candidat d'ici la fin de l'hiver.

Le président du PLR Vaud Marc-Olivier Buffat, qui cèdera sa place à sa collègue du Grand Conseil Florence Bettschart-Narbel à la fin de l'année, n'a pas caché les ambitions de l'Alliance: tenter de remporter les deux sièges à droite aux Etats.

Le sénateur PLR sortant, Olivier Français, a annoncé mi-novembre qu'il ne briguerait pas un troisième mandat à la Chambre des cantons. Pareil pour l'écologiste Adèle Thorens, qui a indiqué en août dernier vouloir arrêter après une législature. La gauche se lance, elle, avec un ticket rose-vert composé des conseillers nationaux socialiste Pierre-Yves Maillard et du vert Raphaël Mahaim.

Courte pause politique

Pour Pascal Broulis, la pause politique aura ainsi été de courte durée. Il a quitté la Château de la capitale vaudoise en juillet dernier, annonçant à l'été 2021 qu'il ne rempilerait pas pour un cinquième mandat de ministre. Il avait été élu au Conseil d'Etat en 2002, assurant la présidence du gouvernement entre 2007 et 2012.

Le politicien de Sainte-Croix, d'origine grecque et banquier de formation, a d'abord été conseiller communal de 1985 à 1990. Il a ensuite accédé au Grand Conseil en 1990 à l'âge de 25 ans, où il siègera durant trois législatures jusqu'en 2002.

En 2009, Pascal Broulis a été candidat à la succession de Pascal Couchepin au Conseil fédéral, mais n'a finalement pas figuré sur le ticket PLR. A chaque élection cantonale en revanche, le centriste à fibre sociale caracole. En 2017, il a même été le premier à dépasser les 100'000 suffrages.

Avec son "camarade de gouvernement" Pierre-Yves Maillard, le PLR a formé un tandem de choc à l'époque, surnommé "Brouillard-Malice". Les deux artisans du "compromis dynamique" ont toujours veillé, avec succès, à ce qu'économie et social fassent bon ménage dans les projets du Conseil d'Etat. On pourrait donc potentiellement retrouver ce duo à Berne aux Etats pour représenter le Canton de Vaud.

ats

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