La Liberté

23.04.2021

La cour suprême brésilienne confirme la partialité envers Lula

Luiz Inacio Lula da Silva affirme qu'il a été victime d'un complot visant à l'écarter de la course électorale de 2018 (archives). © KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI
Luiz Inacio Lula da Silva affirme qu'il a été victime d'un complot visant à l'écarter de la course électorale de 2018 (archives). © KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI
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23.04.2021

La cour suprême du Brésil a confirmé jeudi la décision de sa deuxième chambre déclarant l'ex-juge Sergio Moro de partial dans le procès pour corruption qui avait conduit l'ex-président Lula en prison. Sept des onze juges se sont prononcés pour le maintien de l'arrêt.

La cour suprême conforte ainsi sa décision prise le 15 avril, confirmant l'annulation des condamnations de l'ex-président de gauche (2003-2010), le rendant éligible pour la présidentielle de 2022.

"C'est une victoire du droit sur l'arbitraire. Il s'agit du rétablissement d'une procédure régulière et de la crédibilité du système judiciaire au Brésil", ont déclaré les avocats de Lula une fois la majorité des onze juges acquise.

Bien que le débat ait tourné autour de questions techniques et non de la partialité de Sergio Moro, cette décision renforce encore le discours de l'ancien président de gauche (2003-2010), selon lequel, il a été victime d'un complot visant à l'écarter de la course électorale de 2018, dont il faisait figure de favori, finalement remportée par le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Ministre de Bolsonaro

La décision de la plus haute juridiction du Brésil est aussi une défaite cuisante pour "Lavage express", plus grande enquête anticorruption de l'histoire du pays, dont le juge Moro était la figure de proue.

Son impartialité avait été mise en doute quand il avait accepté à la fin 2018 de devenir le ministre de la justice de Jair Bolsonaro. Il avait démissionné avec fracas, il y a un an, dénonçant des ingérences du président.

L'enquête "Lavage express" avait ensuite été encore discréditée par la révélation d'échanges de messages par le site The Intercept Brasil, montrant une collusion entre les procureurs et le juge Moro.

Le principal fait d'armes de ce magistrat avait été la condamnation de Lula en première instance en juillet 2017: l'ex-président (2003-2010) était accusé d'avoir reçu un triplex en bord de mer en l'échange de faveurs dans l'attribution de marchés publics. Après avoir été condamné en appel, l'ancien tourneur-fraiseur avait purgé 18 mois de réclusion d'avril 2018 à novembre 2019, avant d'être libéré sur une autre décision de la Cour suprême.

ats, afp

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