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L'ex-chancelier Sebastian Kurz visé par de nouvelles révélations

L'ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz à nouveau sur la sellette. © ASTIAN kURZ à NOUVEAU SUR LA SELLETTE.KEYSTONE/APA/APA/HANS
L'ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz à nouveau sur la sellette. © ASTIAN kURZ à NOUVEAU SUR LA SELLETTE.KEYSTONE/APA/APA/HANS


Publié le 31.03.2023


L'ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz a dénoncé vendredi des "accusations inventées de toutes pièces", au lendemain de perquisitions dans un journal soupçonné d'avoir rédigé des articles flatteurs à son égard en échange d'encarts publicitaires.

Des enquêteurs du parquet se sont rendus jeudi au siège du tabloïd gratuit Heute à Vienne sur la base du témoignage de l'ancien secrétaire général du ministère des Finances, un proche allié de M. Kurz à l'époque.

Thomas Schmid, lui-même mis en cause par l'enquête mais qui espère une remise de peine en coopérant avec la justice, a livré au parquet des détails accablants au fil d'une série d'auditions, dont le contenu a été publié dans la presse.

Il affirme que Sebastian Kurz avait connaissance du détournement de fonds publics entre 2016 et 2018 réalisé afin de favoriser son ascension éclair.

Dénégations

"Ses déclarations qui m'incriminent ne sont guère surprenantes, puisqu'il cherche à obtenir le statut de témoin en accusant d'autres personnes", a écrit sur Facebook l'ex-enfant prodige de la politique dans ce pays d'Europe centrale.

La directrice de la publication du journal, Eva Dichand, a elle aussi balayé sur Twitter "l'affirmation" selon laquelle elle "aurait convenu d'une couverture positive en échange d'annonces publicitaires".

Un autre tabloïd, Österreich, est quant à lui soupçonné d'avoir publié des sondages truqués favorables à Sebastian Kurz et payés aussi par de l'argent public.

Dans un autre volet, Sebastian Kurz est soupçonné d'avoir menti devant une commission parlementaire qui cherchait à savoir s'il était intervenu dans la nomination de Thomas Schmid à la tête d'une holding publique.

Cette série d'enquêtes découle de l'Ibizagate: la diffusion en 2019 d'une vidéo tournée en caméra cachée sur l'île espagnole a abouti au lancement de nombreuses recherches contre des responsables politiques et à la saisie de téléphones portables qui ne cessent de livrer leurs secrets.

Le scandale a fait chuter l'ancien vice-chancelier d'extrême droite Heinz-Christian Strache avant de rattraper le dirigeant Sebastian Kurz, poussé à la démission en octobre 2021.

Depuis, le responsable de 36 ans multiplie les collaborations internationales dans le secteur privé, des cercles proches de Donald Trump aux Etats-Unis à Israël.

Il a également fondé une société de conseil pour les entreprises internationales et une autre qui investit dans le secteur de la technologie.

ats, afp

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