La Liberté

«Nous sommes affûtés, c’est sûr»

Sébastien Reichenbach retrouve la compétition demain. Le coureur de l’équipe Groupama-FDJ est prêt

Serge Henneberg

Publié le 31.07.2020

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Cyclisme » Comme tous ses collègues de travail, Sébastien Reichenbach se réjouit de retrouver la compétition demain à l’occasion de la Route d’Occitanie. Après avoir passé un confinement «sérieux», le champion de Suisse s’est remis à niveau à l’occasion d’un stage «musclé» dans les Alpes. Le Valaisan avait décidé d’observer un confinement total alors que la Suisse n’y était pas contrainte. Il n’est ainsi pas sorti de chez lui pendant un mois. Il estimait que toute pratique sportive pouvait générer un risque de blessure et que les hôpitaux avaient autre chose à faire que soigner un blessé alors que la pandémie du Covid-19 battait son plein.

Lui-même n’avait pas évité la chute en début de saison. Fin février, il était tombé lors de l’Ardèche Classic et avait dû observer une première période de repos, touché au genou et à la hanche. «Mais je vous rassure. Je me suis montré sérieux durant mon séjour à la maison. Je n’ai pas lésiné sur le home-trainer et comme j’ai un jardin, j’ai travaillé dur pour l’entretenir.» Mais rien ne remplace le véritable entraînement pour le grimpeur de l’équipe Groupama-FDJ.

Refaire les bases

Comme il le dit, il a fallu refaire les bases: «Mes entraînements du mois de mai correspondaient à ceux du mois de décembre, et ceux de juin à nos séances de janvier, où l’on soigne l’endurance.» Le groupe sportif français a ensuite divisé son équipe en trois pour des stages dans les Alpes à la mi-juillet. Reichenbach s’est retrouvé avec la formation du Tour de France du côté de La Giettaz. Il fait partie de la garde rapprochée de Thibaut Pinot, comme David Gaudu et Stefan Küng. «Nous sommes affûtés, c’est sûr», relève le champion de Suisse, qui connaît tout des ambitions de Pinot sur le prochain Tour de France.

«Nous avons reconnu les étapes du Tour et du Dauphiné. Par exemple, le col de la Loze. C’est une nouveauté pour nous. Lorsqu’on arrive à Méribel, nous sommes à la moitié de l’ascension et nous nous retrouvons sur une piste cyclable avec de forts pourcentages.» Le Valaisan reconnaît qu’il n’a pas encore trop regardé le tracé du Tour dans sa globalité. D’ici au 29 août et le départ de Nice, il effectuera dix jours de course: la Route d’Occitanie (4 jours), le Critérium du Dauphiné (5) et le championnat de Suisse sur route à Martigny (1).

Un programme compact

Son programme post-Grande Boucle sera particulièrement compact. Une semaine après l’arrivée aux Champs-Elysées, il disputera le championnat du monde sur son pas de porte à Martigny (s’il est sélectionné, tient-il à préciser, ndlr). Ensuite, trois jours après les mondiaux, il espère enchaîner avec les Ardennaises, soit la Flèche Wallonne puis Liège-Bastogne-Liège.

Son quatrième Tour de France ne sera sans doute pas le plus convivial, la faute au coronavirus et aux mesures de protection associées. «C’est sûr que ça va être dur de vivre dans notre bulle pendant trois semaines. Nous n’aurons même pas le droit de voir notre famille pendant les jours de repos.» Tout sera fait pour isoler les coureurs d’une éventuelle infection. «J’ai un collègue qui a disputé le Tour de Sibiu en Roumanie. Il m’a expliqué que dès qu’il quittait sa chambre d’hôtel, il y avait quelqu’un pour prendre sa température et remplir une feuille. C’est vraiment contraignant.» ats

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