La Liberté

Une sociologie des «antimasque»

pictogramme abonné La Liberté Contenu réservé aux abonnés
A côté de slogans pour les libertés, les propos complotistes fusent parmi les «antimasque». Ici à Genève, le 12 septembre dernier. © Keystone
A côté de slogans pour les libertés, les propos complotistes fusent parmi les «antimasque». Ici à Genève, le 12 septembre dernier. © Keystone
Partager cet article sur:
21.09.2020

Entre revendications politiques, défiance des autorités et théories complotistes, analyse d’un mouvement

Gilles Labarthe

Covid-19 » Sur la lancée de manifestations qui se succèdent depuis des mois aux Etats-Unis, réunissant contestataires de tous bords, corona-sceptiques et souvent, adeptes de théories du complot, les premières manifestations dites «antimasque» ont eu lieu ces dernières semaines en Europe et depuis quelques semaines, en Suisse. Le profil des participants est bien plus complexe qu’il n’y paraît, et leurs revendications parfois difficiles à cerner. Interview d’Olivier Fillieule, professeur de sociologie politique à l’Université de Lausanne.

Vos recherches portent entre autres sur les mouvements sociaux et le militantisme. Comment percevez-vous les récentes manifestations «antimasque» en Suisse?

Olivier Fillieule: Elles ne se distinguent pas des manifestations du même type qui, aux USA, en Allemagne ou

Articles les plus lus
Dans la même rubrique
La Liberté - Bd de Pérolles 42 / 1700 Fribourg
Tél: +41 26 426 44 11 / Fax: +41 26 426 44 00